8 months ago

Les soins des dents coûtent cher et peuvent déstabiliser le budget du ménage. Ils suscitent du tourisme dentaire et certains y renoncent même pour des raisons financières. Il y a un problème réel, comme le montre le fait que la question revient de manière récurrente dans le débat politique. Des initiatives pour le remboursement sont pendantes dans plusieurs cantons latins, semblables à celle sur laquelle les Vaudois, les tout premiers, votent le 4 mars prochain. Vous pouvez chercher plus de marathon micro moteur et micro moteur avec pièce à main sur notre site.

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Des raisons plus fortes encore justifient pourtant de rejeter une telle initiative. D’abord, il n’y a pas de besoin général. L’Office fédéral de la santé publique estime à 5,8%, dans la région lémanique, la part de la population qui renonce à des soins par manque de moyens. C’est trop, sans doute, mais pas assez pour imposer une assurance obligatoire des soins dentaires de base, coûtant entre 300 et 400 millions de francs et financée par des prélèvements sur les salaires d’une part, par le budget public de l’autre. Globalement, l’état de santé bucco-dentaire de la population est très bon. Comment fonctionne le blanchiment des dents ?

Environ 70 000 personnes, soit 10% de la population vaudoise, bénéficient déjà d’aides pour leur bouche, au titre des régimes complémentaires AVS-AI, des PC familles ou de l’aide sociale. Ce qui fait de Vaud l’un des cantons les plus généreux en la matière. D’autre part, les salaires des Vaudois, ceux de la classe moyenne en particulier, doivent être absolument protégés. Les primes d’assurance maladie sont quasiment les plus chères du pays et la fiscalité vaudoise est parmi les plus lourdes de Suisse pour le segment moyen et supérieur des contribuables. Les prélèvements obligatoires doublent la note du fisc.

Sous le règne de la majorité de gauche au Conseil d’Etat, l’Etat social vaudois s’est étendu nettement. Certes, la manne publique retombe sur une partie de la classe moyenne, mais celle-ci aurait davantage besoin d’une baisse d’impôt. Comme «contrepartie sociale» à la nouvelle fiscalité des entreprises, l’Etat a prévu pour 150 millions de francs de prestations supplémentaires, pour l’accueil de jour, les subventions LAMal et des allocations familiales vouées à devenir les meilleures de Suisse. On devait s’en tenir là pour un moment.

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